
Alcatel a été condamné à verser
100000 € à un inventeur de Vallauris.
L'inventeur du téléphone miroir Herbert Waldmann, qui accusait Alcatel de lui
avoir volé son idée, vient de gagner son procès contre la société de
téléphonie.
Le sourire jusqu'aux oreilles, Herbert Waldmann, l'inventeur du téléphone
portable équipé d'un miroir, est sorti triomphant du palais de justice de
Grasse.
La première chambre civile du tribunal de grande instance a rendu sa décision,
et condamné Alcatel pour contrefaçon de la propriété intellectuelle à verser la
somme de 100 000 € à l'inventeur de 68 ans en guise de réparation (nos éditions
Nice-Matin, du 7 mai 2008).
En mai 2001, cet habitant de Vallauris dépose à l'INPI (Institut national de la
propriété intellectuelle) un modèle de téléphone portable muni d'un clapet. En
février 2002, il adresse un courrier à Alcatel pour lui proposer son invention.
"Nous ne sommes pas intéressés par votre offre" lui avait répondu par
courrier la société de téléphonie.
Deux ans et demi plus tard, cette dernière commercialise un nouveau téléphone
portable à clapet... muni d'un miroir.
L'inventeur réunit toutes ses économies et attaque aussitôt Alcatel.
"Ils m'ont volé mon idée", n'a cessé de marteler l'inventeur durant 6
ans.
Six ans de procédure aussi coûteuse qu'éprouvante qui viennent de trouver leur
dénouement le 17 septembre 2008.
"Il n'a rien inventé du tout. Il s'est contenté de combiner un miroir et
un téléphone, qui sont deux objets extrêmement banals" avait plaidé
l'avocat d'Alcatel Me Patrice de Candé lors de l'audience du 6 mai 2008.
Des arguments balayés par le tribunal, présidé par Sylvaine Arfinengo, qui a
estimé que les croquis d'Herbert Waldmann "répondaient aux conditions de
protection, à savoir la nouveauté et l'originalité ".
Fort de cette décision, Herbert Waldmann ne compte pas s'arrêter là. "J'ai
l'intention d'attaquer d'autres sociétés de téléphonie qui ont par la suite
repris cette idée".
Source : Nice Matin