La vie de
la contrefaçon :
Divers
jugements rendus ces dernières années
Dans le
secteur de la parfumerie et des soins de beauté
10 000
euros d'amende, 49 000 euros de dommages et intérêts et publication du jugement
dans cinq quotidiens dans les Alpes Maritimes (TGI de Grasse) pour un grossiste
importateur qui avait commercialisé des bases parfumantes avec des références à
354 marques déposées de parfums : les 2112 kg vendus en deux ans avaient permis
la fabrication de plus de 200 000 flacons (jugement du 15/11/2002 frappé
d'appel, publication du jugement dans 5 quotidiens)
120 jours
de prison avec sursis et 3 400 euros de dommages et intérêts dans le Nord (TGI
de Lille) pour la gérante d'une société belge ayant commercialisé plusieurs
centaines de flacons de parfum de 113 marques différentes (jugement définitif
du 27/06/2002)
1 500
euros d'amende en Seine St Denis (TGI de Bobigny) pour 3 prévenus, grossistes
importateurs, qui avaient mis sur le marché plus de 85 500 flacons de parfums
et eaux de toilette par l'intermédiaire de commerçants non sédentaires en
faisant référence à 17 marques déposées de grands parfumeurs (jugement
définitif du 19/01/2002).
Dans le
secteur de l'habillement, du tissu et des chaussures
3 000
euros d'amende pour une gérante, 4 500 euros pour son entreprise et 13 200
euros de dommages et intérêts dans le Nord (TGI d'Avesnes sur Helpe) pour la
fabrication de plus de 3 000 transferts sérigraphiques de " Pikachu
", personnage phare des " Pokemon " et la commercialisation de
15 000 tee-shirts revêtus de ces deux marques (jugement du 26/02/2002 frappé
d'appel, publication du jugement dans 2 magazines ou journaux)
250 euros
d'amende pour un commerçant des Vosges (TGI de Nancy) qui avait commercialisé
des tenues de footballeur avec les marques " Adidas " et "
Eurosport " (jugement définitif du 20/03/2002)
Dans le
secteur des articles de bureau - papeterie - imprimerie
100
jours-amendes à 45,73 euros pour un grossiste et 7622 euros de dommages et
intérêts pour sa société en Seine St Denis (TGI de Bobigny) qui avait
commercialisé plus de 64 000 cartouches d'encre pour imprimantes à jet d'encre
de marque " Canon " (jugement définitif du 08/01/2002)
1 000
euros d'amende dans les Alpes Maritimes (TGI de Grasse) pour un commerçant qui
avait vendu 3 000 cartes à jouer de collection des " Pokemon "
(jugement définitif du 15/11/2002)
Dans le
secteur des meubles
5 000
euros d'amende et 30 760 euros de dommages et intérêts dans le Pas-de-Calais
(TGI d'Arras) pour la gérante d'un magasin d'articles de literie qui avait
commercialisé plus de 420 matelas contrefaisant la marque " Simmons "
(jugement du 24/09/2002 non définitif, publication du jugement dans 3 journaux
ou revues)
Il est à
noter que deux de ces jugements font suite à des PV de délit établis en 1999
(deux des trois affaires importantes découvertes dans le secteur de la
parfumerie lors d'une enquête programmée), quatre font suite à des PV de 2000
et deux à des PV de 2001.
Le 21 décembre 2004 : importante saisie de contrefaçons par
une équipe de la direction nationale du renseignement et des enquêtes
douanières
Les services de la direction nationale du renseignement et des enquêtes
douanières (DNRED) de Paris
ont réalisé, mardi 21 décembre, une saisie importante de contrefaçons de la
marque Louis Vuitton sous la forme de rouleaux de toile, portant illégalement
le monogramme caractéristique de la marque.
Après plusieurs semaines d’investigations discrètes, une équipe de la DNRED a
réussi à mettre à jour des activités liées à l'économie souterraine, en saisissant
ces rouleaux dans l’entrepôt d’une usine désaffectée de la banlieue nord de
Paris.
Trois personnes de nationalité française, se prétendant comme cadres
commerciaux, ont été interpellées en flagrant délit, à proximité du lieu de
stockage, alors qu’elles transportaient 16 de ces rouleaux dans une camionnette
de location.
La visite domiciliaire, qui a immédiatement suivi, a conduit à une saisie
totale de 285 rouleaux - d’une dimension de 33 mètres par 1,5 mètre chacun –
contrefaisant la marque Louis Vuitton.
La longueur totale de ces rouleaux atteint 9 405 mètres, ce qui aurait permis
la fabrication illégale de 28 215 faux portefeuilles ou porte-monnaie et de 18
810 faux sacs à main. La surface déroulée de la toile aurait pu couvrir 54
courts de tennis.
La valeur des articles authentiques correspondants est estimée à 14 millions
d’euros.
Sur instruction du parquet compétent, les personnes ont été remises au service
national de douane judiciaire (SNDJ), chargé de la poursuite de l’enquête.
Le 13 janvier 2005 : les douaniers lillois saisissent 3 200
flacons de parfum de contrefaçon.
Les douaniers lillois viennent de saisir 3 200 flacons de parfum contrefaisant
différentes grandes marques. La valeur des marchandises de fraude est estimée à
plus de 200 000 euros.
Le 13 janvier, vers 22 heures, alors qu’ils effectuaient un contrôle dynamique
sur l’autoroute A1, les agents de la brigade des douanes de Lille ont arrêté
pour fouille un véhicule immatriculé en Seine et Marne, conduit par un couple
d’une trentaine d’années. La voiture contenait 147 flacons de parfum. Le couple
a immédiatement reconnu qu’il s’agissait de contrefaçons.
Les investigations complémentaires, menées conjointement par les douaniers de
la direction régionale et du service des enquêtes douanières de Lille, ont
permis de localiser la provenance de ces produits.
Sur la base de ce flagrant délit ainsi constaté, les douaniers lillois se sont
alors rendus à Roubaix, afin d’effectuer une visite domiciliaire chez le
vendeur. Ils ont découvert plus de 3 000 flacons de parfum à son domicile. La
contrefaçon concernait notamment les marques Lancôme, Chanel, Christian Dior,
Givenchy... Environ 300 vêtements de contrefaçon ont également été saisis,
ainsi qu’une arme à grenaille transformée pour tirer des balles réelles
Les intéressés ont été remis en liberté à l'issue de la procédure douanière.
Ils feront l'objet de poursuites judiciaires ultérieures par le Parquet de
Lille.
Le 14 février 2005 : les services des enquêtes douanières
démantèlent une filière de contrefaçons dans la région marseillaise
Les services de la direction nationale des enquêtes douanières de Marseille ont
saisi 34 500 stylos contrefaisant la marque MONT-BLANC, ainsi que 345 paires de
chaussures contrefaisant la marque NIKE et 61 survêtements contrefaisant la
marque LACOSTE, le 14 février dernier.
Cette saisie a été réalisée à la suite d’un renseignement fourni par les
services de la direction régionale de Perpignan. L’avant-veille, le 12 février,
les services de surveillance du Perthus ont découvert 2 580 paires de
chaussures, des modèles «Shox » et « Airmax + » contrefaisant la marque NIKE,
lors d’un contrôle à la circulation d’un camion immatriculé en France, arrivant
d’Espagne.
Immédiatement informé, le service des enquêtes douanières de Marseille a
diligenté une surveillance du lieu de livraison, un box situé dans une zone
industrielle. Elle a permis l’interpellation d’une personne détenant trois
contrefaçons de stylos MONT-BLANC.
La visite domiciliaire réalisée, par la suite, chez cette personne a débouché
sur la découverte de 34 500 autres stylos de contrefaçon, dont les cartouches
d’encre, à l’intérieur étaient siglées « MONLBLANC ». 345 autres paires de
chaussures NIKE, du même modèle que celles saisies à Perpignan et des survêtements
contrefaisant la marque LACOSTE ont également été découverts.
Une enquête confiée au service national de douane judiciaire est en cours pour
identifier le circuit d’approvisionnement de ces marchandises destinées au
marché national.
Le 11 mars 2005 : les services douaniers de la Réunion
saisissent des brouettes contrefaites.
Les services douaniers de la direction régionale de la Réunion ont saisi, le 11
mars dernier, 556 brouettes de jardinage, contrefaisant la marque du producteur
français HAEMMERLIN.
Les marchandises ont été découvertes chez un importateur de Saint-Denis de la
Réunion, à la suite d’une enquête réalisée par le service de contrôle a
posteriori du dédouanement.
Les enquêteurs ont pu établir que cette société avait importé 750 brouettes
contrefaites, siglées HAMMER LINE French Models, dont 556 ont été retrouvées et
saisies par la douane.
La contre-valeur de ces produits de contrefaçon, originaires de Chine et en
provenance de Singapour, s’élève à 49 500 euros.
Cette saisie souligne la diversité de secteurs de production industrielle qui
sont exposés au phénomène de la contrefaçon.
Les 18 et 22 mars 2005 : des contrefaçons de pièces
détachées automobiles saisies par les services douaniers de Valence.
Les services douaniers de la direction régionale de Lyon ont réalisé deux
saisies successives de pièces détachées automobiles, soit 956 articles. Le 18
mars, les agents du bureau de douane de Valence ont saisi, lors du
dédouanement, 572 pièces détachées : 300 démarreurs antivol et 272 comodos de
clignotants/feux.
Parmi les démarreurs, 200 portaient la mention NEIMAN et 100 autres étaient
contenus dans un emballage portant l’étiquette contrefaisant la marque VALEO.
Les comodos étaient siglés JAECFR, imitant avec un graphisme identique le logo
de la marque JAEGER, appartenant au groupe MAGNETIMARELLI.
Ces articles sont destinés à équiper des modèles de véhicules économiques
datant des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, dont les pièces détachées
sont recherchées.
Ces pièces, originaires et en provenance de Taiwan, étaient destinées à un
grossiste de pièces détachées automobiles de la région, qui importait de telles
marchandises pour la première fois. Leur contre-valeur est estimée à près de 54
400 euros.
Le 22 mars, le bureau de Saint-Étienne a également saisi, dans les mêmes
circonstances, lors du dédouanement, 384 pièces détachées, 70 clignotants et
394 phares, contrefaisant des modèles de constructeurs automobiles français.
Ces pièces, d'une valeur totale de 35 000 euros, également originaires et en
provenance de Taiwan, étaient destinées à une société de la région, pour
laquelle il s’agissait également d’une première opération d’importation de
produits de ce type.
L’expertise a permis d’établir que la mauvaise qualité apparente des pièces
pouvait nuire à la longévité de ces éléments de sécurité.
Ces saisies font suite à plusieurs interceptions réalisées par les services
douaniers de Roissy, ces derniers mois, portant sur des pièces détachées
automobiles contrefaisant la marque MERCEDESBENZ et sur des pièces détachées de
poids lourds contrefaisant la marque RENAULT.
(source DGCCRF)